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 heaven can wait » noah.

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Andréa j. Monroe
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MessageSujet: heaven can wait » noah.   Jeu 27 Mai - 22:50


      J'étais frigorifiée. C'était exactement ça. Dégoulinante, les cheveux en bataille sous ma capuche qui ne servait à rien, je finis par m'arrêter à un coin de rue. Me mordillant la lèvre, je faillis m'asseoir mais le froid m'en empêcha. En m'asseillant, je n'avais aucune idée du moment où je parviendrais à me relever. je te retiens, boss. En colère contre mon patron, oui, je l'étais. C'était un marrant, lui, d'ailleurs. Il venait me chercher à l'université, me glissait qu'il avait un boulot pour moi, m'y déposait avec graciosté, sans me laisser le temps d'objecter. Jusque là c'était plutôt agréable, sauf que la chasse m'avait pris la journée, qu'il pleuvait, que j'étais à pied, et que je n'avais strictement aucune idée de l'endroit où je me trouvais. Franchement, je n'aimais cet humour. Alors je repris ma marche, et compris enfin que je me trouvais sur Merridwen avenue. C'était déjà ça, je savais où j'étais, à présent. Et je savais où aller. L'ombre d'un sourire naquit sur mes lèvres lorsque je parvins devant l'entrée du loft numéro 1313. Je le connaissais si bien, après tout. C'était peut être même un des endroits où je me sentais le plus en sécurité. Et de la sécurité, c'était bien la chose que je recherchais le plus cette nuit. Mon sourire s'aggrandit, et je me mis à chercher frénétiquement mes clés dans mes poches. Au porte clé, enfin, celle que je cherchais. Celle qu'il m'avait donné "au cas où". Je faillis me mettre à rire en songeant à toutes ces fois où j'avais décidé qu'il était temps d'un "au cas où" d'urgence. Aujourd'hui en était un. Même s'il était à peine passé minuit. Et même si, je le savais, celui que je venais voir ne vivait plus seul.

      A l'intérieur, je ne fis attention à rien, sauf à la silhouette allongée à terre - à terre ?! - et qui attira mon regard. Ce n'était pas lui, je le savais. Mais cette silhouette semblait tout aussi attirante. Enfin .. Je finis par passer mon chemin pour me diriger vers le coin cuisine, où une autre silhouette me tournait le dos. Celle là, je l'aurais reconnue entre toutes. Noah. Fermant un instant les yeux, je fis appel à mon pouvoir. Un jeu d'enfant, ou presque. Ne parvenant pas à masquer ma voix sous le couvert d'une autre, je ne dis rien, me contentant de me diriger vers le brun en souriant. Il se retourna lorsque mes mains se posèrent au creux de ses reins. Et il n'eut que le temps d'ouvrir de grands yeux étonnés avant que mes lèvres ne s'écrasent sur les siennes. Il se débatit - ce qui ne m'étonnait pas - mais je parvins à le maintenir contre moi encore un instant, avant de glisser mes mains sur son torse nu. De loin, j'entendis sa voix en ce qui ressemblait à un "boss" .. Mes lèvres s'écartèrent des siennes, et je me mis à rire tandis que la silhouette masculine de lucifer s'effaçait pour laisser place à la mienne. mon chou, je suis déçue .. je ne pensais pas te dégouter à ce point Un sourire innocent plus tard, mes mains revinrent à leur place le longde mon corps, et je reculais pour le tirer par la main jusqu'à sa chambre. Évidemment pas pour ce que nous y faisions avant, mais plutôt pour éviter de réveiller son colocataire. Colocataire devant lequel je fis un pause, avant de demander dans un murmure ; pourquoi dort-il à .. puis mon regard tomba sur le canapé et sur .. noah, bordel, c'est ton sang ? Le tirant jusqu'à sa chambre d'un pas précipité, je n'attendis pas plus longtemps avant de me tourner vers lui pour l'inspecter sous toutes les coutures, glissant mes doigts glacés sur sa peau à la recherche d'un quelconque pansement, que je ne parvins pas à trouver. Le souffle court, enfin rassurée, je finis par tourner un regard amusé vers mes propres vêtements. Un jeans trempé et un pull tout aussi humide n'étaient pas l'idéal en pleine nuit. En plus, je m'étais retrouvée dans l'obligation de laisser ma veste et mon tee-shirt sur place. Disons que les deux avaient subi des dommages irréparables. Noah, j'ai besoin d'un truc genre .. sec. Je me mordis à nouveau la lèvre en souriant avant d'ajouter ; et .. sans rancune pour le baiser ? tu n'es pas trop traumatisé j'espère ? Oh si, il l'était. N'importe qui l'aurait été. Un baiser avec ce qu'on pense d'abord être Satan le patron, c'est traumatisant. Et rien que la grimace qu'il m'adressa avant de me répondre me fit rire. Sans rancune. C'était sans doute trop espérer.

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Noah M. Sullivan
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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Ven 28 Mai - 20:08


(c)syxstring & tokyo_girlie @ LJ.

    Vivre sans télé, ca craint. Vraiment, ça craint. Je ne suis pas accro a la télé, je peux très bien m’en passer, mais faut avouer que quand elle ne fonctionne plus – en l’occurrence quand elle est en tout plein de morceaux dans mon salon – ben on a tout de suite beaucoup moins de chose à faire pour s’occuper. Déjà, on ne peut plus s’amuser avec la zapette, ce qui est relativement chiant. J’aime me retrouver devant la télé avec une bière, surtout quand j’ai frôlé la mort deux fois de suite. Mais non. Pas là. Ajoutez à ca la légère gêne après le baiser de Castle et voilà une soirée des plus mortelle. Pourtant j’essayais le plus possible de me convaincre que non, il ne s’était rien passé de grave, et que Casey avait justement trop regardé la télévision, mais ça ne marchait pas. Et voilà comment je me retrouvais à psychoter littéralement sur le pourquoi du comment. Merde. Du coup je m’étais couché tôt ; ce qui avait ravi Castle qui n’avait toujours pas renoncé a son plan de me forcer à me reposer. Quel maniaque du sommeil celui là. Bon, avant d’aller au lit je lui avait quand même installé un matelas gonflable dans le salon parce que bon, j’étais peut-être un hôte de piètre qualité, mais j’avais quand même une morale. Je n’allais pas le faire dormir sur un canapé plein de sang, c’était un peu dégeu, même en sachant que c’était mon propre sang. J’étais quand même sympa, non ? N’empêche, c’était bien joli d’être au lit, mais on ne pouvait pas dire que le sommeil était au rendez-vous. Je ne suis pas vraiment du genre patient – bien que j’arrive a faire des efforts de temps en temps – alors autant dire que me tourner et me retourner dans mon lit façon crêpe dans une poêle ca m’a agacé au bout de très, très peu de temps.

    En parlant de poêle, quand je me suis levé, j’ai été voir Castle, et bon sang ! Monseigneur le pro du cramage de poêle dormait profondément sur son matelas. Franchement, ce mec pouvait dormir n’importe où. Je suis sur que si je lui avait dit de dormir dans la baignoire il y serait arrivé. En plus il n’avait même pas bougé d’un pouce quand je me suis approché de lui, alors que moi, dès que quelqu’un mettait un pied dans ma chambre, je me réveillais en sursaut. Lui non. J’étais debout à côté de lui en train de le fixer en train de dormir – bordel de bordel, ce qu’il était mignon quand il dormait ! – et il ne bronchait pas. Je secouais la tête, j’étais en train de penser n’importe quoi. Franchement. Je soupirais lourdement avant d’aller dans la cuisine. Je devenais fou. Franchement, a jouer le voyeur des gens qui dorment, je devenais dingue. J’ai attrapé mon ipod posé sur la table basse et j’ai collé les écouteurs dans mes oreilles avant d’aller dans la cuisine boire un grand verre d’eau. C’est comme ça que je me suis retrouvé avec des mains baladeuses dans mon dos sans même n’avoir rien entendu. J’ai sursauté, évidemment. Si c’était Castle, je crois que je tombais dans les pommes – non pas sans lui avoir collé un coup de poing dans le pif cela dit. Sauf que quand je me suis retourné, ce n’était pas Casey, c’était .. Lucifer. Mais je n’ai rien eu le temps de dire quoi que ce soit qu’il se jetait littéralement sur moi pour me rouler une pelle de tout les diables, et c’était le cas de le dire.

    J’étais horrifié. Et encore, le mot était faible. J’étais plus qu’horrifié, j’étais dégoûté, écoeuré, j’étais littéralement sur le point de vomir, bref, vous avez saisi le topo quoi. Je me suis débattu, après avoir surpassé mon étonnement bien sûr, mais malgré tout, il avait réussit à me retenir. Un des écouteurs est tombé de mon oreille. Honnêtement ? J’ai cru que j’allais mourir, genre, sur le champ. C’était juste immonde, et la chanson qui était dans mes oreilles à ce moment là, je ne l’écouterais plus jamais. Je protestais, sortant des trucs que moi-même je ne comprenais pas, mais aucun doute qu’un « boss » et un « enfoiré » avait du sortir de ma bouche. Et puis il s’est reculé, en riant, et c’est là que j’ai comprit, rien qu’au rire, que Lucifer n’avait pas été Lucifer. C’est ce que le changement d’apparence m’avait fait remarquer. Andy. « mon chou, je suis déçue .. je ne pensais pas te dégouter à ce point » un grand sourire innocent s’est dessiné sur son visage tandis qu’une grimace se dessinait sur le mien. Je n’ai rien dit quand elle m’a attrapé la main et je l’ai suivie vers ma chambre. Je crois que j’étais carrément sous le choc. Et puis même, un mec normalement constitué ne dit pas non quand une fille comme Andy vous emmène dans une chambre. On est passé devant Casey – comment le loupé – ce qui, automatiquement m’a fait me demander si j’étais vraiment normalement constitué. « pourquoi dort-il à .. » a-t-elle murmuré, me ramenant sur terre. J’ai froncé les sourcils, m’apprêtais répondre quand elle a ajouté « noah, bordel, c'est ton sang ? » après voir vu l’état du canapé.

    Et là je n’ai même pas eu le temps de répondre, ni même d’ouvrir la bouche, elle m’a tiré vers ma chambre précipitamment. « Du calme, du calme ! » soufflais-je tandis qu’elle inspectait la moindre parcelle de ma peau avec un air angoissé. « Au passage, tes doigts sont gelés honey. » grimaçais-je. Visiblement rassurée de ne rien avoir trouvé – heureusement qu’elle ne m’avait pas vu avec un trou dans le ventre, elle aurait fait une attaque – elle a regardé ses fringues avec un air amusé, je les ai regardé aussi. Elle était trempée. Ce qui expliquait les doigts gelés. « Noah, j'ai besoin d'un truc genre .. sec. » J’ai eu un petit rire amusé. « Sans aucun doute. » ai-je commenté après l’avoir regardée de haut en bas – non sans un petit air appréciateur. Je lui ai lancé un petit sourire en coin avant d’ouvrir mon armoire. « et .. sans rancune pour le baiser ? tu n'es pas trop traumatisé j'espère ? » je me suis retenu de rire. J’étais traumatisé, c’est clair, mais oui, sans rancune. Comment en vouloir à Andy ? « Pitié Andy, j’essaye d’oublier, là. » lâchais-je en gardant mon sérieux juste pour la faire marcher. En plus, vu que j’étais caché par la porte, il y avait de quoi la faire psychoter un petit moment. Je lui ai sorti un pantalon de jogging, le genre qu’on peut régler a la taille même si je n’étais absolument pas certain qu’il tiendrait malgré ca, je lui ait sorti un tee-shirt noir et un de mes sweat-shirt molletonné incroyablement confortable, et en ouvrant la porte, je lui ai lancé un de mes grand sourire colgate. « Si tu veux m’embrasser, garde ton apparence et tu peux être sûre de pas être déçue. » Je roulais des yeux d’un air entendu et lui donnait les fringues. « Tu peux même aller prendre une douche si tu veux. »

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Andréa j. Monroe
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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Dim 30 Mai - 23:02


      « Du calme, du calme ! » Du calme ? C'était facile à dire, pour lui ! Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que ce sang était le sien. En fait, c'était peut être celui de Castle, mais ça ne collait pas. Je ne voyais pas Castle se débrouiller pour être blesser au point de perdre autant de sang. Noah, si. C'était même tout à fait son genre. Je le savais, j'avais passé un nombre incroyable d'heure à ses côtés, et je savais que nous étions pareils sur ce point. Mais il fallait que cela s'arrête là. J'en étais morte, et il ne devait pas suivre le même chemin. Et puis je n'avais même pas à m'expliquer, après tout. « Au passage, tes doigts sont gelés honey. » Il n'avait rien, strictement rien. Un soupir de soulagement plus tard, j'en vins au problème de mes vêtements, mouillés. Je le dis à voix haute, et sa réponse autant que son regard me firent sourire. « sans aucun doute. » Si je n'avais pas risqué une pneumonie ou simplement si sa chambre n'avait pas risqué d'être mouillée à son tour, j'étais persuadée qu'il aurait été du genre à me laisser comme ça. Ou bien du genre à me dire d'enlever ces vêtements froids et mouillés, mais sans rien me donner d'autre. Enfin non, peut être pas. Ca, c'était avant, avant tout. Avant ma mort, avant l'enfer, avant cette Redley et avant notre éloignement. Avant tout, c'est ce que je disais. Je fus soulagée que Noah ait ouvert son armoire à cet instant, je n'aurais pas voulu qu'il aperçoive mon trouble. Ce gars avait beau être un fléau, il avait été une partie de ma vie. Un véritable fléau .. La preuve ? J'étais là. J'étais là, et c'était stupide.

      Alors pour changer de sujet, pour sourire à nouveau, je finis par décider qu'il était temps de parler du baiser du diable. « et .. sans rancune pour le baiser ? tu n'es pas trop traumatisé j'espère ? » Pas que j'aie soudain des regrets, ou simplement peur qu'il ne râle, mais juste que .. Bon, j'y avais été fort, et je craignais quelconque représailles. Noah pouvait être très imaginatif, quand il le voulait. « pitié Andy, j’essaye d’oublier, là. » Et il avait l'air sérieux. C'est sans aucun doute ce qui me fit rire le plus. L'oeil rieur, je pris néanmoins une mine de circonstance - donc sérieuse - lorsqu'il me choisit des vêtements. La simple idée d'un contact de tissus sec sous mes doigts me fit plaisir, et je ne me fit pas prier avant d'observer ce qu'il m'avait trouvé. Un jogging noir que je l'avais déjà vu porté - et qui me semblait incroyablement grand pour ma taille -, un tee shirt noir tout aussi grand, et un sweet, que je ne connaissais pas, mais qui me parraissait déjà plus qu'accueillant. « si tu veux m’embrasser, garde ton apparence et tu peux être sûre de pas être déçue » Son sourire colgate était des plus appétissant, et je fis la moue en songeant qu'à une autre époque, tout ça se serait très vite terminé par un moment qu'il lui aurait fait oublié le reste du monde. A une autre époque. D'ailleurs, le fait qu'il roule des yeux ainsi me fit rire à nouveau, car son air entendu me poussait à penser que nous songions à la même chose. Trop prévisible.

      « sans blague, je croyais qu'on avait décidé d'arrêter !? » Cette fois, ce fut mon tour d'afficher un sourire colgate. Bien entendu, je ne me serais pas faite priée non plus pour faire cesser cette clause débile où nous avions décidé qu'il était mieux d'être amis. Mais je ne pouvais pas. Et je n'étais pas certaine de le vouloir. Prenant enfin les fringues qu'il me tendait, je frémis. Sérieux, j'étais entrain de geler. « tu peux même aller prendre une douche si tu veux » L'idée était tentante, vraiment. « merci. mais dis moi ( .. ) je dois avoir peur de réveiller ton coloc', ou peur que tu ne résiste pas à la tentation de me rejoindre ? » Un nouveau sourire vint illuminer mes traits et, avant qu'il ne puisse réagir, je vins poser un - chaste - baiser sur sa joue, avant de filer vers la douche. Enfin, sur sa joue .. Disons que ce n'était ni vraiment la joue, ni vraiment la bouche. Ce n'étais pas non plus ma faute s'il était si grand, si j'étais si petite, et si j'avais donc eu du mal à viser ! Bon, c'était mon argument principal au cas où il lui viendrait à l'idée de se plaindre. Mais Noah n'était pas comme ça. Ou du moins, je n'étais pas au courant. Et je m'en foutais. L'important, là, c'était la douche, que je connaissais déjà. D'où mon assurance lorsque je m'y glissais, et ma facilité à trouver mes repères. Sans faire d'autres bruits que celui de l'eau chaude chutant autours de moi, je finis par fermer les yeux pour en profiter pleinement. Par tout les diables, j'aimais prendre des douches, mais celle ci particulièrement ! Mon seul regret fut que je ne pouvais pas en profiter longtemps. Pas que cela m'aurait gêné - après tout j'étais une habituée de la maison - mais plutôt que j'avais envie de rejoindre le brun qui m'attendait dans la chambre.

      Quelques instants plus tard, j'étais à nouveau dans la chambre. Le drap que j'avais utilisé - et trouvé par habitude - était en boule dans un coin à côté de la douche, et j'avais enfilé les vêtements de Noah. Ce qui était sans doute folklorique à voir ; le pantalon, même serré au maximum, m'arrivait - très, trop ! - bas sur les hanches, tandis que j'avais fait un noeud dans le tee shirt pour ne pas qu'il me gène en tombant trop bas .. Quant au sweet, je l'avais simplement enfilé sans le fermer, redoutant d'avoir trop chaud après cette douche brûlante. « noah ? » Il était là, me tournant le dos, le nez encore plongé dans une de ses armoires, à farfouiller pour je ne sais quelle raison. Arrivant derrière lui, j'en vins à le mater sans vergogne, pour finalement laisser mes doigts s'aventurer dans son dos, jusqu'à tâter légèrement son cul. « tu t'es ramolli darling, il est temps de te trouver une femme qui te fera bouger un peu » Riant pendant qu'il se relevait, je tendis vivement le bras, lui mettant mon poignet - très élégament - sous le nez. « je sens autant le mec que toi, maintenant ! » Affichant une fierté enfantine et remerciant silencieusement les produits douche de son colocataire - je n'avais jamais vu mon ami utiliser ce produit en particulier - je sentis moi même l'odeur de ma peau en me dirigeant vers le lit. Bon, c'était peut être débile, mais j'avais toujours adoré ce genre de senteur, et je la trouvais même .. sexy. Comme quoi, on ne se refait pas, hein. M'asseillant sur le lit de Noah, je finis par lui demander en passant une main dans mes cheveux humide. « dis, pas mal ton coloc' .. c'est chasse gardée pour une autre, ou ..? » Laissant ma question en suspend, je jetais à monsieur Sullivan un sourire léger accompagné d'un regard qu'il connaissais bien. D'ailleurs, il n'avait pas besoin que je termine pour comprendre. Il me connaissait aussi bien qu'il connaissait ce regard et ma manie de sourire aussi légerement.
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Noah M. Sullivan
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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Dim 6 Juin - 3:22


(c) exp0se & yesilgul @ LJ.

    « sans blague, je croyais qu'on avait décidé d'arrêter !? » m’avait-elle lancé après ma subtile – ou pas – proposition qu’elle m’embrasse encore. Sous forme féminine, cette fois. Et sous forme d’elle-même, surtout. Un frisson de dégoût m’a repris en repensant à la scène. Seigneur – si tant est qu’il me prêtait attention – ca avait vraiment été horrible. Sans compter que le patron était venu me mater sous la douche le matin-même, imaginez comme j’avais flippé, sérieux. Je regardais Andy et lui tirais la langue de manière on ne peut plus puérile avant d’hausser les sourcils. « Je le croyais aussi jusqu'à ce que tu me viole presque dans la cuisine sous forme satanique. » lâchais-je, sarcastique. Puis j’ai vu a quel point elle gelait sur place – et je notais dans un coin de ma tête de lui demander de m’expliquer ce qui avait bien pu lui arriver – je lui ai donc proposé de prendre une douche. Elle a semblé hésiter un petit moment. Ce qui était assez étonnant. Peut-être que Cas la dérangeait ? Si c’était le cas, c’était un peu ridicule, et nul doute qu’il me faudrait moins d’une minute pour la convaincre qu’elle ne risquait rien. N’empêche, parfois je me demandais s’il pensait aux nanas de temps en temps. Sérieux, en y repensant, je ne l’avais jamais vu reluquer une seule fille, genre, jamais. Même pas la bimbo blonde aux gros seins qui habitait au dessus de chez nous et qu’on croisait de temps en temps. « merci. » a-t-elle dit, me ramenant a la réalité et me faisant arrêter de penser a Castle, ou a cette bimbo, ou au deux. « mais dis moi ( .. ) je dois avoir peur de réveiller ton coloc', ou peur que tu ne résiste pas à la tentation de me rejoindre ? » a-t-elle ajouté. J’eus un petit rire amusé. « C’est une proposition ? » répondis-je du tac-au-tac, me disant qu’après tout.. pourquoi pas !

    Je lui lâchais un sourire absolument innocent avant de répondre, sérieusement cette fois-ci. « Tu peux prendre ta douche tranquille, Casey se réveillerai pas en entendant l’explosion d’une bombe atomique. » Et oui, oui, j’étais sérieux. « Et puis bon, c’est pas comme si ça te dérangerai que je vienne te rejoindre. » ajoutais-je, petit sourire amusé au lèvre et air entendu. Mais je plaisantais. Si Andy était on ne plus attirante et on ne plus magnifique, cette page de notre histoire était tournée et ce serait mieux qu’elle le reste. Parfois j’en doutais, parce que j’avais vraiment de l’affection pour elle, mais est-ce que c’était plus que l’affection d’ordre amical ? Allez savoir. Franchement, j’étais perdu moi dans tout ça. Au moins, j’étais fixé sur Red. En deux mots : plus jamais ! Je suis revenu sur terre en la voyant sourire puis elle s’est avancée vers moi et m’a embrasser plus ou moins innocemment, sur le coin des lèvres, comme si de rien n’étais. J’eus un petit sourire attendri – oui, attendri – et je l’ai observée s’en aller vers la salle de bain. Sacrée Andy va. J’ai attendu patiemment qu’elle ait fini et qu’elle revienne, la raison pour laquelle elle était trempée jusqu’aux os me brûlant les lèvres. Sans nul doute que y’avait de l’âme la dessous. Et j’avais vraiment envie de savoir. Et surtout de l’aider, si elle avait besoin de moi. Même si elle n’avait pas besoin de moi d’ailleurs. Parce qu’elle n’était pas très objective la dessus.

    J’ouvrais finalement mon placard a la recherche d’un de mes vieux, très vieux tee-shirt que j’avais l’habitude de porter pour dormir. Vous savez, c’est ce genre de tee-shirt que vous avez depuis des années et des années, vous savez qu’il faut le jeter parce qu’il est vieux, délavé, déchiré, avec des trous, mais vous ne pouvez pas le jeter parce que même sans être un grand sentimental, vous adorez cette antiquité pleine de souvenirs. Voilà quel tee-shirt c’était. Mon vieux tee-shirt d’AC/DC sans prétention, avec juste le logo du groupe dessus. Je l’avais piqué dans un magasin avec Priam quand on était ados. On avait pas besoin de les piquer, mais on l’avait fait comme ça, parce qu’on était jeunes et cons et qu’on voulait enfreindre une loi juste ‘pour le fun’, et j’avais adopté littéralement ce tee-shirt. Le mieux, c’est qu’il m’allait encore comme un gant alors que j’approchais de la trentaine. Y’a pas a dire, je gardais la forme. Enfin bref, je le cherchais encore dans le grand bordel qu’étais mon armoire quand Andy a débarqué. « noah ? » A-t-elle lançé. Je levais une main négligemment. « Yop’ » répondis-je avant de me remettre à fouiller. Et puis j’ai senti ses doigts – plus gelé maintenant – se balader mine de rien sur mon dos avant de venir me tâter le derrière sans la moindre retenue. « tu t'es ramolli darling, il est temps de te trouver une femme qui te fera bouger un peu » je n’ai pas pu m’empêcher de rire avec elle, notant qu’il y avait sans nul doute une allusion a Redley. Et ca m’a bien plus plu que ce que j’aurais pu croire. « Tu te propose ? » ais-je lancé, amusé, tandis que je me suis finalement redressé – sans avoir trouvé mon tee-shirt – et quand je me suis retourné vers elle, elle m’a collé son poignet sous le nez. « je sens autant le mec que toi, maintenant ! » a-t-elle lâché comme une gosse qui aurait eu une bonne note.

    J’ai eu un petit rire, reniflant vite fait son poignet pour lui faire plaisir. Et là, il s’est passé un truc bizarre. Elle sentait comme Castle. Elle avait utilisé le gel douche de Cas. Merde alors. Ca m’a laissé.. sur le cul. Ouais, ça m’a vachement perturbé, je suis resté silencieux pendant un moment. Je n’ai même pas répondu tant j’étais sous le choc. Franchement, elle aurait pas pu prendre le mien ? C’aurait été moins dérangeant. Elle a finalement récupéré son poignet et s’est assis sur mon lit. Son mouvement m’a ramené sur terre et j’ai cessé de penser a Castle. Je me frappais mentalement. Non mais, penser a Cas, sérieux ?! « dis, pas mal ton coloc' .. c'est chasse gardée pour une autre, ou ..? » je sursautais, littéralement. Super question. Je roulais des yeux, désespéré et désemparé, tandis qu’elle souriait innocemment. « Fous lui la paix, Andy, sérieux. » ais-je répondu brusquement avec un petit air désespéré, du genre de ceux qui ont l’habitude d’entendre des trucs et qui, a force, ces trucs ne font que les amuser. Sauf que, curieusement, sa question ne m’amusait guère. « Franchement, il a dix ans d’âge mental et il sait même pas se servir d’un micro-onde, tu crois qu’il penserait a ce que toi tu pense, hein ? » J’eus un sourire amusé en songeant a Cas en face d’Andy et mon sourire s’est agrandi en imaginant Andy tenter de séduire Cas, et Cas ne rien comprendre à ce qu’elle faisait, pour finir par lui demander ce qu’elle faisait et de la regardé avec air contrit. Il ferait sa tête de constipé et lâcherait surement un « je ne comprends pas. » et si moi j’avais la patience avec lui, pas sur qu’une Andy qui vient de remarquer qu’on résiste a ses charmes ait même cette patience. Oui, la situation aurait été amusante. N’empêche, juste, non. Je secouais la tête. « Tu ne corrompra pas Casey. » lâchais-je, impérieux, en croisant les bras sur ma poitrine. Il y a un court silence, puis j’ajoutais « Mais tu peux toujours me corrompre, si tu veux. » accompagné d’un petit sourire en coin tandis que je lui lâchais une œillade complice. Je me suis allongé sur mon lit, croisant les bras sous ma tête, la ‘note personnelle’ m’est revenue, alors j’ai lâché : « Au fait, tu peux m’expliquer pourquoi t’as débarquée trempée jusqu’aux os ? Pas que ca me dérange mais .. je suis curieux. »


les couleurs demain ( ou tout à l'heure ) je meurs, là xD

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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Dim 6 Juin - 16:41


      C'était tout bonnement sidérant la manière qu'avait Noah de me lâcher des bombes alors que c'était lui qui avait tourné notre page le premier. Certes, j'aimais bien ses sous-entendus, même s'ils n'étaient ni subtiles, ni réellement sous entendu. Certes, j'avais comme ça l'impression que je comptais toujours, et que nous n'avions plus qu'à rire comme autre fois. Mais n'empêche, c'était sincèrement injuste qu'il continue comme ça. Venant de moi, des phrases pareilles, c'était plutôt banal, mais de lui .. Bon d'accord, c'était banal aussi. Et même prévisible. Mais n'empêche, je trouvais cela injuste. Le pire, c'était que si jamais il me venait la folle idée de répondre oui à une seule de ses propositions, je n'avais aucune idée de s'il allait se choquer, ou bien réellement se lancer. Je n'en savais rien, mais il valait mieux que je ne tente pas l'affaire. D'où mes sourires lorsqu'il me proposait de venir me rejoindre sous la douche, de m'embrasser comme autre fois ou simplement .. « Tu te propose ? » Et son sourire me donna envie de lui taper sur la tête, juste pour le principe. Bon, c'était exclu, vu que dans une bataille rangée, à moins de ne reprendre soudainement l'apparence du boss, ou celle de quelqu'un qu'il ne frapperait pas, j'étais certaine de ne pas avoir l'avantage. Donc, pas de coups et blessures. Dommage. Mais je pouvais toujours le vanner. « tu rêve, mon chou ( .. ) je ne fais plus dans le bas de gamme, désolée » Et voilà pour lui, sa fierté, et celle de son cul. Mais ce n'était pas non plus l'affaire du siècle, et je tenais à lui montrer autre chose. Comme l'odeur de ma peau, oui, exactement. Bon, c'était gamin, mais ça me plaisait. La preuve, ça l'a fait rire, et il a humé mon poignet. Sans faire attention au blocage qu'il semblait avoir, je partis m'asseoir sur son lit. Blocage que je n'aurais pas hésité à vanner, si seulement je l'avais remarqué.

      En parlant de son colocataire, par contre, je ne m'attendais pas à une réaction aussi .. vive. Certes, je comprenais que cela le perturbe - casey devait être devenu un peu comme son petit frère .. ou comme son fils, vu son âge mental du moment. Mais ce n'était pas une raison pour réagir comme ça. Je n'étais pas le diable, enfin ! Disons que j'étais allée à la bonne école, oui. Mais je n'étais pas si maléfique, pas besoin de cet air désemparé. « fous lui la paix, Andy, sérieux » Sur le coup, mon sourire s'effaça. Noah m'avais déjà déconseillé d'approcher certains hommes, mais en général, c'était pour mon propre intérêt. Et puis, en général, il n'était pas aussi sec, pas aussi brusque. « Franchement, il a dix ans d’âge mental et il sait même pas se servir d’un micro-onde, tu crois qu’il penserait a ce que toi tu pense, hein ? » L'idée m'aurait réellement fait rire, si seulement il n'avait pas ajouté à cela son sourire amusé. Je connaissais Noah comme personne, et je savais qu'il m'imaginait en mauvaise posture. Son sourire ne pouvait annoncer qu'une chose, et je n'appréciais pas qu'il se moque de moi comme ça. En plus, il ne vit même pas mon air grognon, et ça, c'était louche. A croire qu'il se plaisait bien, à imaginer Casey .. J'eus envie de lui faire remarquer, mais il me coupa l'herbe sous le pied en parlant le premier. « Tu ne corrompra pas Casey. » C'est qu'il avait l'air sérieux, en plus. Vraiment très, très sérieux. Haussant un sourcil devant ses bras croisés sur sa poitrine, je me mordis la lèvre avant de lui répondre ; « vivre avec toi est déjà une corruption plus stupide que celle que je propose. sauf qu'avec moi, au moins, il finirait par s'amuser, et non pas par se faire engueuler tout le temps, pour tout en n'importe quoi .. » J'attendis un instant, avant de lui poser une question qui venait de me venir à l'esprit. « parce que si tu sais pour le micro onde .. c'est qu'il a déjà essayé. et je te connais, noah, il a du t'entendre, je me trompe ? » Levant les yeux au ciel à la seule idée de cette scène, j'en vins à me demander pourquoi diable le boss les avait placé ensemble. Certes, ils devaient faire une équipe extraordinaire, mais bon .. Pauvre Castle.

      « mais tu peux toujours me corrompre, si tu veux » Et voilà, nous en revenions aux sous entendus typique de Noah. Crétin, va. Et le pire, c'est qu'à une autre époque, je n'aurais même pas hésité à lui sauter dessus. Là, à la place, c'est un des coussins du lit qui faillit finir sa course sur son nez. Je ne le fis pas, mais ma main resta posée sur le-dit coussin. Après tout, il pouvait encore servir .. « au fait, tu peux m’expliquer pourquoi t’as débarquée trempée jusqu’aux os ? Pas que ça me dérange mais .. je suis curieux. » Levant les yeux au ciel devant sa question, je finis par m'allonger à mon tour. Que pouvais-je répondre ? Que je bossais seule, comme une conne, parce que monsieur le boss ne se décidait pas à m'adjoindre un coéquipier ? Et que, de fait, j'étais à pied, perdue, et paniquée ? Non. A nouveau, fut une période où je n'aurais pas hésité à lui confier mes difficultés avec ma nouvelle situation. C'était peut être con, mais j'étais une sorte de mort-vivante. Et ça, ça me terrifiait autant que l'idée de m'endormir et de subir de nouveaux cauchemars. Mais voilà, je ne voulais pas que Noah sache. Pas maintenant, pas tout de suite. Après tout, ce n'était pas la mort ! Rien ne pouvait me tuer, alors mes angoisses ne servaient à rien. Strictement à rien. Je ne risquais plus rien. « il pleut dehors. » Et c'était tellement con, comme réponse, tellement évident, que je me mis à rire. Il pleuvait, j'étais arrivée trempée, c'était logique. Et pourtant, Noah continuait de se creuser la tête avec une question pareille. Comme quoi, il y avait encore des choses qui n'avaient pas changé d'un poil. « il pleut, le boss a eu la gentillesse de me déposer, mais pas de me rapatrier. D'où l'aspect trempé. Quant au fait que j'ai débarqué .. » Ça, c'était une toute autre histoire. J'étais nostalgique, sans doute. Mais ça, c'était encore une chose inavouable. Trop sérieuse pour nous deux. « disons que j'avais froid, que j'avais encore les clés d'ici, et que j'avais terriblement envie de revoir ton cul » Voilà qui convenait mieux.

      Crapahutant du bord de lit où j'étais installée jusqu'à Noah, je me mis à ses côtés, couchée sur le ventre, appuyée sur mes avants bras. Je souris en observant mon comparse, qui semblait se demander ce que je lui voulais. Il avait raison d'avoir peur, ce crétin. L'insulter mentalement - et avec cette affection qui ne nous quittait plus - ne suffisait plus à répondre à ma propre curiosité. Cette fois, les questions, c'était à mon tour. Et j'en avais une qui n'allait certainement pas lui plaire. M'enfin, c'était de sa faute, il n'avait qu'à pas réagir de façon aussi violente à ma précédente question. Crétin. « dis moi, je rêve où tu as réagis comme un gamin jaloux quand on a parlé de Castle ..? » Je m'attendais à le voir suffoquer, rougir, ou bien nier en bloc. Et sa tête eu de quoi me faire rire. Sauf qu'avant qu'il n'ait réussi à répondre, je pris un air sérieux, fronçant les sourcils, et lui dis ; « je te savais possessif, mais là c'est plus encore. ( .. ) non, ce n'est pas une question, darling. » Souriant à nouveau, je bougeais encore une fois, pour simplement .. lui grimper dessus. Il devait avoir l'habitude - personnellement je l'avais - mais cela n'empêchait que la dernière fois que j'avais osé ce genre de geste datait d'un bon moment. Enfin. J'aimais bien cette position, et nous étions plus ou moins habillés. Donc, pas de drame. Couchée sur lui, donc, et sans - pour une fois - y voir là un prétexte à d'autres rapprochement, je finis par ajouter avec un air curieux. « parce que tu ne réagirais pas aussi violemment si je te disais que j'allais coucher avec un autre homme .. » Nouveau silence, il était coincé. « même si cet homme était .. disons, priam. »
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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Jeu 8 Juil - 17:39


    Je n’aurais pas cru réagir de cette manière quand elle a évoqué l’éventualité de se faire Castle. Pourtant, même quand elle m’a allègrement qualifié de bas de gamme, ça m’a plus amusé qu’autre chose, mais là.. vraiment, ça avait été plus fort que moi, cette réaction étonnement sérieusement. Le pire c’est qu’elle avait dit ça pour plaisanter, facile a le voir rien qu’avec son sourire, qui s’était effacé a la seconde même où j’avais réagis.. vivement. Je lui avais expressément ordonné de ne pas tenter la moindre chose sur lui. « vivre avec toi est déjà une corruption plus stupide que celle que je propose. sauf qu'avec moi, au moins, il finirait par s'amuser, et non pas par se faire engueuler tout le temps, pour tout en n'importe quoi .. » je lâchais un « humpf » contrarié. Je ne faisais pas que de l’engueuler tout le temps, je lui apprenais des trucs, je lui expliquais d’autres trucs et je .. contribuais a sa culture en lui apprenant la signification de nombreuses références. Et en plus, je lui avais sauvé la vie. Alors, merde. En plus, je ne le corrompais pas du tout ; si ? « parce que si tu sais pour le micro-onde .. c'est qu'il a déjà essayé. et je te connais, noah, il a du t'entendre, je me trompe ? » a-t-elle ajouté avant que je réponde. Je fis une moue perplexe. Oui bon, j’avais crié. D’accord. « Oui, bon, d’accord. » admettais-je avec réticence. « Mais se faire réveiller par une explosion et avec la gueule de bois, ça te mets pas de très bonne humeur, crois-moi. » précisais-je, histoire de montrer que je n’étais pas un monstre et que je ne hurlais pas sur Castle pour passer mes nerfs. Bon, je le faisais parfois mais.. raremment ! Bref, je préférais lâcher un nouveau pas-si-sous-entendu que ça et je m’allongeais sur mon lit. Elle m’a envoyé un coussin en pleine figure, et moi j’ai ris. Pas trop fort, pour ne pas réveiller Casey. Quoi qu’il en soit, je lui ai demandé ce qui lui était arrivé, parce que, bordel, je voulais vraiment savoir.

    « il pleut dehors. » a-t-elle lâché avant de rire ; je roulais des yeux tandis qu’un sourire se dessinais sur mon visage. « Wow, sans blague ! Mais encore ? » me suis-je exclamé ironiquement, mais avec tout de même un air amusé/attendri. C’était toujours un peu des deux avec Andy, même quand elle me traitait comme un abruti congénital. « il pleut, le boss a eu la gentillesse de me déposer, mais pas de me rapatrier. D'où l'aspect trempé. Quant au fait que j'ai débarqué » j’eus un grognement désapprobateur tandis que je fronçais les sourcils. Elle avait beau être déjà morte – j’avais vraiment du mal avec cette idée – c’était pas une raison pour la laisser se démerder toute seule. Bordel de patron ! Celui-là ! Je le détestais, genre, vraiment. En plus, on pouvait m'expliquer pourquoi elle n'avait toujours pas de Reaper? Hein?! Sérieux, quel con. « T’aurais pu m’appeler. » grommelais-je avant même de songer à la laisser terminer mais – heureusement ? – elle a décidé de continuer, moins sérieuse. « disons que j'avais froid, que j'avais encore les clés d'ici, et que j'avais terriblement envie de revoir ton cul » à nouveau, j’ai ris. Un petit air espiègle sur le visage je rétorquais « La – je cite – 8e merveille du monde.. donc ça m’étonne pas. » sur ce, je fis bouger mes sourcils avec un air entendu. Bien sûr, l’air amusé sur mon visage prouvait clairement que je plaisantais. Si j’aimais toujours beaucoup Andy, j’avais du mal a ne serait-ce qu’imaginer qu’on se remette ensemble comme avant. J’avais trop vécu entre temps. Redley comprit. Oui, elle m’avait traumatisé; Ca devait être la raison principale du fait que même après avoir rompu avec Red, je ne m’étais trouvé personne de nouveau. ( pour plus longtemps qu’une ou deux nuits.)

    Elle est ensuite grimpée sur le lit et s'est allongée a côté de moi. Elle m'a fixée un moment avant de sourire. Je fronçais les sourcils et lui lançait un regard interrogateur. Ca voulait dire quoi, ça? Je fronçais encore plus les sourcils, perplexe. Son air ne me disait rien qui vaille. J'ouvrais la bouche pour lui demander quelle guèpe avait bien pu la piquer quand elle s'est décidée à parler. « dis moi, je rêve où tu as réagis comme un gamin jaloux quand on a parlé de Castle ..? » D'accord, elle aurait vraiment, vraiment mieux fait de me fixer avec air bizarroïde. J'ai écarquillé les yeux, et j'ai haussés les sourcils tellement haut qu'ils en touchaient presque mes cheveux. C'était quoi cette question a la con ? « j'ai pas .. » ais-je commencé. Je voulais dire que je n'avais pas réagis comme une gamin jaloux, mais elle ne m'en a même pas laissé le temps. « je te savais possessif, mais là c'est plus encore. ( .. ) non, ce n'est pas une question, darling. » Je suis resté bouche bée, la bouche a moitié ouverte avec un air déconcerté, si bien que lorsqu'elle m'a grimpée dessus, je n'ai rien dit et je n'ai rien fait. « parce que tu ne réagirais pas aussi violemment si je te disais que j'allais coucher avec un autre homme .. » je ne répondis pas, encore un peu étonné, mais si, j'aurais réagis de cette manière. « même si cet homme était .. disons, priam. » Je fronçais les sourcils, désapprobateur. Je pris une grande inspiration et lui répondais d'une traite. « UN : je n'ai pas réagis comme un gamin jaloux et possessif. DEUX : tu ne couches pas avec Priam. D'ailleurs, à ce propos, c'est quoi cette bordel d'obsession avec mes potes ?! et enfin TROIS : je déteste quand tu te tape d'autres mecs, et tu le sais. » D'accord, d'accord, il était facile de déceler une certaine irritation dans mes propos. Mais tout de même.

    J'avais quand même des raisons d'être sur les nerfs. Je n'avais pas dormi, j'avais faillis me faire violer par Andy/Satan, j'avais trouvé troublant l'odeur de Cas sur Andy, et je venais de me faire traiter de crétin, de jaloux et de mec possessif. Ca faisait beaucoup pour une seule nuit. Voilà, maintenant j'étais grincheux, bravo. Je grommelais et la fit tomber de l'autre côté - toujours sur le lit, cela dit, parce que je m'en serai voulu qu'elle se casse un bras - avant de me redresser et de m'asseoir. « Il est tard. » lâchais-je, mensonge éhonté, puisqu’il m’arrivait de me coucher tellement plus tard, mais soit. Sur ce, je me suis glissé dans les couvertures, je me suis allongé et me suis tourné sur le côté et .. je voulais dormir, vraiment, prouver que je n’étais pas d’accord avec ce qu’elle avait dit et que j’étais vraiment en mode grincheux. Sauf que je n’ai pas pu m’empêcher de me retourner et de tenter de l’embrasser sur la joue. Sauf qu’elle m’a collé un vent magistral en ce reculant. « Humpf. » lâchais-je. « Bonne nuit quand même. » grommelais-je avant de me re-retourner.

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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Lun 12 Juil - 20:41


    Pauvre, pauvre Castle. Je ne le connaissais pas outre mesure, mais j'avais pourtant terriblement envie de le plaindre. Il avait la chance de posséder l'innocence dont la plupart des gens auraient pu rêver, et voilà qu'il se retrouvait dans une situation des plus agaçante. Je devais aussi avouer que je me demandais ce qu'il avait bien pu faire pour vexer à ce point le patron. Parce que de là à se retrouver en équipe avec Noah, .. Il y avait pire, bien entendu ! Mais noah n'avait aucune patience, ça devait en être terrifiant. En plus, une petite partie de moi souhaitait ajouter que noah aurait plus facilement trouvé ses marques avec une femme aux longues jambes et aux airs de prostituée, comme redley - ou peut être moi. Mais c'était mesquin. Vraiment. Tout ça pour dire que je continuais à plaindre silencieusement le colocataire et équipier de mon ex, pour lequel il n'y avait aucune excuse à trouver. Enfin. Au moins, Noah reconnaissait qu'il n'était pas tendre avec le nouveau. Et qu'il lui criait dessus. « Mais se faire réveiller par une explosion et avec la gueule de bois, ça te mets pas de très bonne humeur, crois-moi. » Fronçant les sourcils, je me retins de lui fournir la réponse qui me restait sur le bout de la langue - ce n'était pas une raison. Et puis Noah trouvait toujours une raison de râler, le matin, alors si ça n'avait pas été ça, et bien ça aurait été autre chose. Non, à la place d'une réplique, le coussin fut bien plus efficace. Et il eu le mérite de faire changer le sujet de conversation. La pluie, le beau temps, mes fringues détrempées, .. Questions simples, réponses basiques, c'était comme ça. Et puis sa suggestion, qui me parut presque incongrue. « T’aurais pu m’appeler. » C'était dingue, et ça me faisait mal, mais j'avais l'impression de me retrouver face à un inconnu. Enfin, peut être pas jusque là, mais à quelqu'un qui ne me connaissait pas aussi bien qu'il l'avait fait auparavant, en tout cas. Le Noah avec lequel j'étais sortie me connaissais sur le bout des doigts, et aurait deviné que jamais, jamais, je n'appelais pour dire que j'étais perdue. Ou que j'avais besoin d'aide. Une de mes lignes de conduite était de ne pas montrer mes faiblesses, il le savait. Ou il aurait dû le savoir .. La preuve ? J'étais morte de ne pas avoir voulu demander de l'aide ! « depuis quand ça serait mon genre d'appeler à l'aide ..? » C'était con, comme comportement, mais c'était moi. On a tous nos petits travers, non ? Même Noah le Grand - j'étais certaine qu'il devait se donner des petits noms du style en pensant à lui même - en avait. Comme essayer d'imiter les smileys d'internet avec ses sourcils, par exemple .. Ce qu'il faisait à l'instant.

    « La – je cite – 8e merveille du monde.. donc ça m’étonne pas » Et il souriait, en m'observant avec un regard .. amical. Dans une autre vie, j'en aurais peut être pleuré. Mais là, je ne voulais même pas lui faire ce plaisir. Alors j'ai ris, parce qu'il riait, et j'ai tenté sans lui montrer de chasser les images que j'avais derrière les paupières. C'était clair, mais brutal. Et blessant. Il ne l'avait peut être jamais vécu, mais moi si. Et revivre sa propre mort en boucle grâce aux images qui planent derrière vos paupières, je vous jure que ça vous emmène loin, très loin, de l'endroit où vous être physiquement. Alors pour ne pas me perdre dans ce genre d'état d'esprit, je me suis installée sur Noah, comme ça, sans autre forme de procès. Par contre, après, notre discussion à elle commencé à y ressembler, à son procès .. C'était bien fait, après tout. En plus, il avait le toupet de nier qu'il réagissait comme un gamin pris en faute ET comme un gamin possessivement jaloux. Bon, il eut au moins le mérite de me faire rire, avec son air de poisson pané ; bouche ouverte et yeux de cabillaud étonné. Le genre de tête qu'il ne faisait pas souvent, parce que ça faisait fuir les filles. Et que ça faisait rire les autres. Puis il a continué à changer d'expression aux gré de mes paroles, et est passé par le froncement de sourcil sans doute destiné à me faire taire, ce qui marcha effectivement aussi bien que ses tentatives de faire à manger de manière correcte ; ce fut un échec cuisant pour lui. « UN : je n'ai pas réagis comme un gamin jaloux et possessif. DEUX : tu ne couches pas avec Priam. D'ailleurs, à ce propos, c'est quoi cette bordel d'obsession avec mes potes ?! et enfin TROIS : je déteste quand tu te tape d'autres mecs, et tu le sais. » Gros, gros silence. Le genre de silence qui dure, qui dure, qui finit par s'éterniser, et qui traduit une profonde erreur. En l'occurrence, celle de monsieur noah mickael sullivan. Crétin. « c'est une blague ? » Et ma voix charriait des glaçons.

    Cette réponse spontanée et très peu calculée devait être le premier avertissement. Noah le manqua avec le brio d'un prestidigitateur ambulant. La profonde inspiration ainsi que l'air impassible que je pris soin d'afficher furent évidemment le second avertissement. Qu'il loupa à son tour tel le croisement d'un cachalot aveugle et d'une taupe tétraplégique. Il allait s'en prendre plein la gueule, et ne s'en doutait que de manière inconsciente. Et lui, je n'avais pas du tout envie de le plaindre. Ma voix redevint du miel en fusion, bien que cela n'aurait trompé personne - à part lui, cependant. « alors, de un, n'essaye pas de nier, là tu as en plus l'air d'un gamin pris en faute .. Ce n'est pas très distingué, je me demande même si tu as un jour appris à mentir correctement » Mon sourire - certes glacial, mais un sourire quand même - s'agrandit, mais je continuai sans lui laisser le temps de répondre, encore une fois. « de .. deux, tu n'en sais strictement rien, et puis je peux t'assurer qu'il n'y a pas d'obsession sur tes potes, parce que si Priam en est un, je n'ai encore aucune preuve que Castle lui, te considère comme un ami » Et bam, dans sa tronche. Parce qu'il ne devait pas vraiment avoir de preuve non plus.. Ou du moins, j'en doutais. Ce n'était pas vraiment le genre d'un mec de dire à un de ses potes "toi, t'es mon ami !". Alors Noah pouvait dire ce qu'il voulait, râler autant qu'il voulait, il n'était vraiment sur de rien. « et de trois, si vraiment tu détestes ça, je trouves bien hypocrite, parce que j'ai souvent entendu parler de redley et d'autres petites remplaçantes d'un soir qui se plaisaient énormément ici .. » Crétin. Sourcil froncé, regard glacial, j'étais vraiment remontée contre lui. Et pour ne rien arranger, il ne trouva rien de mieux à faire que de me repousser en me laissant tomber sur le côté, pour me lâcher un « il est tard » et de se retourner. Je me doutais qu'il mentait, et cela ne faisait qu'aggraver son cas. C'est sans doute pour cela que, lorsqu'il pensa à se retourner pour m'embrasser sur la joue, je l'évitais spontanément en reculant. Il eu l'air vraiment froissé, le pauvre chou. Un croisé entre un cachalot aveugle et une taupe tétraplégique, c'est bien ce que j'avais dis. Il ne s'était même pas douté que je l'éviterais.

    ( .. ) Même bercée par les ronflements intempestifs de Noah, il m'avait fallut longtemps pour trouver le sommeil. J'avais beau tourner et retourner sans arrêt les faits dans ma tête, j'étais profondément partagée entre la part de moi qui était en miette devant l'attitude froide et distante que Noah avait à mon égard - froide et distante relevant d'une attitude amicale, évidemment - et la part de moi qui le trouvais infect, et qui avait réellement commencé à tourner la page. Enfin, j'avais finalement réussi à m'endormir, coincée sur le bord du lit, et bien décidée à ne même pas effleurer le brun dans mon sommeil. Après tout, nous étions en dispute, n'est-ce pas ? Exactement. ( .. ) J'avais envie de hurler, de me débattre, et pourtant je n'en étais pas capable. Assise dans un coin de la chambre, les genoux repliés contre ma poitrine, j'observais sans vraiment les voir les horreurs qui se déchaînaient autour de ma petite personne. J'étais terrorisée autant que tétanisée, et les larmes qui coulaient à flots sur mes joues étaient les seules témoins de la scène. J'avais abandonné l'idée de réveiller Noah au début de mon cauchemar, lorsque je m'étais réveillée en trombe, et voilà maintenant que j'étais plongée dans un véritable cauchemar vivant. Incapable de reprendre la maîtrise de mon pouvoir, j'étais la proie de mes peurs, ce qui allait de ces coups de feu que j'étais seule à entendre et qui me faisait sursauter, à ce démon menaçant qui m'avait tué des millions de fois déjà avec sa lame, et qui était prêt à me tuer des milliers de fois encore, en passant par ces décors infernaux que je connaissais trop bien .. Un cauchemar vivant, et je restais prostrée, ne sursautant que de temps en temps, pleurant en silence, et me mordant les lèvres face à l'horreur. Pourtant, je finis par sortir de ma tétanie pour me mettre à me débattre désespérément face aux mains cruellement réelles qui venaient de m'attraper les épaules et qui me secouaient .. Non, les yeux ouverts sans pourtant parvenir à apercevoir la réalité, j'étais plongée au cœur des ténèbres et des enfers. Jusqu'à ce que je ne reconnaisse la voix qui semblait m'appeler au loin. « noah ..? » Entre deux hoquets de peur et de pleurs, j'avais murmuré son prénom, et bien que je n'entendis pas la réponse qu'il me fournit peut être, je finis par plonger dans ses bras, pour cacher mon visage au creux de son épaule, et m'agripper à lui à la manière d'un enfant apeuré, sans cesser de pleurer. Il ne me vint même plus à l'idée que je ne voulais pas le mêler à ça, que j'avais refusé de le réveiller, que je ne voulais pas qu'il me voie dans cet état .. Cela ne me vint pas à l'esprit, mais j'allais me détester pour ça, c'était certain. « tu les vois aussi, hein ?! » Parce que non, l'enfer n'avait pas disparut. Il était bien là, dans ma tête et dans la sienne. Dans sa chambre, aussi.


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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Mer 14 Juil - 3:30


    « depuis quand ça serait mon genre d'appeler à l'aide ..? » qu’elle m’avait dit. Mais depuis quand c’était mon genre de ne pas lui reprocher son côté kamikaze ?! Parce qu’elle l’était, définitivement, kamikaze. Elle l’était tellement qu’elle en était morte, alors je pense que j’avais le droit de lui dire de m’appeler, même si je savais qu’elle ne le ferait jamais. Ca ne coûte rien d’essayer, comme on dit. Mais j’ai préféré ne pas relever, histoire de ne pas m’engueuler avec elle ou quoi que ce soit d’autre. Sauf qu’il fallait – visiblement – que ça arrive. « c'est une blague ? » avait-elle répondu du tac-au-tac quand j’avais vainement tenter de défendre mon propos, et même moi-même. Je fronçais les sourcils. Franchement, je ne voyais pas où elle voulait en venir. On avait beau ne plus être ensemble, j’étais toujours jaloux et affreusement possessif. Elle ne le savait pas ? Elle avait oublié ? What the hell ?! « alors, de un, n'essaye pas de nier, là tu as en plus l'air d'un gamin pris en faute .. Ce n'est pas très distingué, je me demande même si tu as un jour appris à mentir correctement » je fronçais les sourcils. C’était quoi ce ton et ce sourire ? Mais bordel qu’est-ce qu’il lui prenait ?! Quelqu’un pourrait m’expliquer ce que j’avais fait ? Bordel, à vivre avec Casey, j’en avais complètement oublié à quel point c’était difficile de vivre avec une fille. Seigneur. Je n’étais même pas sûr que ça me manquait, d’ailleurs. « de .. deux, tu n'en sais strictement rien, et puis je peux t'assurer qu'il n'y a pas d'obsession sur tes potes, parce que si Priam en est un, je n'ai encore aucune preuve que Castle lui, te considère comme un ami » Ma mâchoire est tombée. Attends, c’était fort ça ! Bien sûr qu’il était mon ami. Je n’ai même pas eu le temps de répondre qu’elle enchaînait déjà. « et de trois, si vraiment tu détestes ça, je trouves bien hypocrite, parce que j'ai souvent entendu parler de redley et d'autres petites remplaçantes d'un soir qui se plaisaient énormément ici .. » je l’ai donc fait tombée de sur moi. « Tu m’emmerdes, Andy ! » lâchais-je brusquement.

    C’est parti, à mon tour. « Je sais pas de quelle faute j’ai l’air d’avoir été pris, franchement, j’en sais rien. J’sais pas non plus ce qui t’arrives, peut-être que t’as tes règles ou je ne sais quoi d’autres parce que je trouve foutrement agressive, mais peu importe. Et je sais que Cas’ me considère comme son ami parce qu’il m’a sauvé la vie, et pas qu’une fois. Tu fais pas ça pour quelqu’un que tu déteste, il me semble. » surtout vu la manière dont lui m’avait sauvé la vie, partager son sang avec quelqu’un c’est quand même plutôt particulier, du moins dans mon cerveau. Et surtout en considérant le fait qu’il m’avait embrassé, mais je n’allais certainement pas dire ça à Andy. Déjà parce qu’elle se tournerait des films et surtout parce que là, vraiment, je n’étais pas d’humeur à faire des confidences. « Et pour ton point numéro trois ; t’étais morte. Morte, Andy ! Tu piges ? Tu voulais que je fasse quoi ?! Que je devienne moine ? Je te signale que je vais en enfer, autant apprécier le voyage ! » grommelais-je. Comme si je n’étais pas assez angoissé à l’idée de l’endroit où j’allais finir. Je me passais la main dans les cheveux, un peu surpris par la vague de tristesse qui m’a envahie. « Merde quoi. » soufflais-je. J’avais été dévasté quand elle était morte. Et j’avais trouvé en Red quelqu’un qui m’avait réconforté, parce que je pouvais dire ce que je voulais elle m’avait aidé et elle était peut-être folle, mais je l’avais quand même aimée. Pas autant que j’avais aimé Andy, mais Andy était morte, elle était morte et m’avait abandonnée pourquoi ? Parce qu’elle avait été trop fière pour appeler de l’aide. Merde. Merde et re-merde. Alors j’avais décidé de mettre fin à cette conversation, en espérant ne pas avoir réveillé le pauvre Castle qui n’en avait surement rien à foutre des scènes de ménages entre ex. J’avais déclaré qu’il était tard et je m’étais couché.

    ( . . . )

    Je dormais comme un bébé. Franchement, fallait croire que je dormais mieux avec quelqu’un avec moi, même quand ce quelqu’un était furax contre moi, mais je dormais vraiment bien. Jusqu’à ce qu’elle me réveille en bougeant frénétiquement dans le lit. Je grommelais dans ma barbe, fronçais les sourcils et me retournait. Elle pleurait. C’eut le mérite de me réveiller instantanément. « Andy ! » l’appelais-je, en tentant de la réveiller, de la secouer, mais elle lutait et elle tentait de me repousser. J’appelais à nouveau son prénom. « noah ..? » a-t-elle dit. J’hochais la tête, un peu choqué, et elle m’a sauté dans les bras. Je l’ai serré contre moi, très, très fort, je ne sais pas pourquoi, pour la réconforter pour lui montrer que j’étais là, peut-être pour nous réconforter tous les deux. Pourquoi j’avais besoin qu’on me réconforte ? Hm ? Parce que ce dont elle avait rêvé – l’Enfer je supposais – avait débarqué dans ma chambre. Plus vrai que nature. Je sursautais quand un .. truc ? a tenté de nous attaquer et instinctivement je me suis placé en bouclier. C’est là que j’ai réalisé que ce n’était pas réel, ce n’était qu’une illusion. « tu les vois aussi, hein ?! » j’aurais préféré ne pas les voir. « Putain, ouais. » soufflais-je a son oreille. Le truc, c’est que j’aurais vraiment, vraiment voulu ne pas voir ce qu’elle voyait. Oh bordel, un bel avant-goût de l’enfer ce truc. Sympathique. Et maintenant, on faisait comment pour que ça s’en aille tout ça ? Je fronçais les sourcils et sursautais comme un con quand le truc a encore essayé de nous attaquer, et nul doute qu’il n’aurait pas fait qu’essayer s’il avait été réel. Je jurais. Je n’étais pas du genre poli mais alors quand j’avais les jetons c’était encore pire. « Andy, s’il te plaît, dis-moi que tu peux le faire disparaître ou quoi que ce soit.. » lâchais-je alors que je la tenais encore dans mes bras, toujours en train de jouer le bouclier humain.

    Bon. Fallait que je réfléchisse. Que ce soit moi, Castle, Redley ou qui ce soit, quand le pouvoir devient incontrôlable, il faut se calmer. Bon, comment calmer Andy, là était la question, je n’y arrivais pas déjà quand elle était dans son état normal, mais en plus quand elle était dans un état de panique avancé je n’avais aucune idée de comment faire. Je me suis mordu la lèvre. Bon. Je la serrai un peu plus contre moi et caressais ses cheveux encore un peu mouillés. « Calmes toi Andy. » lui soufflais-je à l’oreille, je la berçais doucement et l’empêchais de voir ce qui se passais dans ma chambre, au passage c’était assez horrible, mais soit, du moment qu’elle ne pouvait pas le voir ça pourrait l’aider à se calmer. J’étais sérieusement à court d’idée. Comment calmer quelqu’un qui revit son séjour en enfer ? C’est pas vraiment le truc qu’on apprend dans les livres.


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Andréa j. Monroe
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MessageSujet: Re: heaven can wait » noah.   Jeu 15 Juil - 23:06


    « putain, ouais » Alors là, il m'aidait beaucoup .. Serrée par une étreinte que j'aurais refusé en temps normale, je continuais à paniquer sec. D'un autre côté, il n'était pas évident de se calmer avec un Noah à la voix plus stressée qu'autre chose. Alors il voyait vraiment ce que je voyais ? J'eus la réponse lorsqu'il sursauta, me faisant sursauter à mon tour. Oui, il voyait ce que je voyais. Et je frémis rien qu'à l'idée de ce qu'il y avait à voir. Cela m'arrivait souvent de faire ce genre de cauchemars, cela m'arrivait tout autant de les rendre réels sans rien contrôler, mais à vrai dire, Noah était le premier qui y assistait. Venir chez lui était une erreur, je m'en rendais maintenant compte. Et si je me rendais compte de choses pareilles, c'était que j'étais entrain de reprendre le contrôle sur moi même. Parce qu'auparavant, il faut admettre que je n'arrivais plus vraiment à penser de façon cohérente à autre chose qu'au abominations se trimbalant dans sa chambre. Et Noah ne cessait pas de jurer en me serrant contre lui, et je m'accrochais à ces jurons comme à une bouée de sauvetage. « Andy, s’il te plaît, dis-moi que tu peux le faire disparaître ou quoi que ce soit.. » Et que voulait-il que je fasse ? Que je claque des doigts, et que toutes les horreurs nous attaquant disparaissent ? Bien. Je l'aurais fait volontiers. Mais il ne lui était pas venu à l'esprit que si j'avais été en état de faire quelque chose, je l'aurais déjà fait ? Vraisemblablement, non. Évidemment, je devais me calmer. Mais là, j'étais plus près de l'énervement propre à l'angoisse qu'au calme que j'étais sensée atteindre. Et bah, c'était pas gagné. Nouveaux sursauts, nouveaux frissons. « Calmes toi Andy » J'aurais voulu l'y voir. Il avait l'air aussi paniqué que moi, à l'exception que lui, il ne pleurait pas comme un gamin effrayé. Essayant de me concentrer sur sa main qui frôlait périodiquement mes cheveux, je finis par réussir à calmer ma respiration, bien que les larmes refusèrent de s'arrêter, et que les tremblements suivirent le mouvement. Ouvrant doucement les yeux, je dûs forcer légèrement les bras de Noah - qui avait une force de bœuf, bordel ! - pour parvenir à m'arracher de son écrin protecteur. C'était très mignon, et très gentil, mais il me perturbait, et je n'arriverais jamais à faire disparaître quoi que ce soit si je ne voyais pas, ce quoi que ce soit.

    Non, décidément, faire face à se genre de chose n'était pas inscrit dans les livres. Au contraire, dans les livres, on vous apprends à combattre le pouvoir des autres, mais rarement le vôtre. Pourtant, ç'aurait été utile. Voire nécessaire. Parce qu'il me semblait évident que la peur ne partirait pas, et je n'avais pas réellement envie de demander à Noah de m'assommer. Pourquoi ? Parce qu'il l'aurait fait, et sans hésitation. J'avais déjà vu le brun effrayé, et je savais que lorsqu'il tapait fort, il n'y allait pas de main morte. J'étais peut être déjà morte, j'étais peut être en plein cauchemars éveillé, mais ce n'était pas pour autant que j'avais perdu tout instinct de survie. Serrant une dernière fois la main de Noah, je me mis debout. Je ne savais pas pourquoi, mais je ne me voyais pas affronter ces .. choses assise. En fait, je ne me voyais pas vraiment les affronter tout court, mais il semblait que je n'avais guère le choix. Cette fois, plus question d'attendre simplement que cela s'arrête, je n'étais plus seule. « noah ? » Non, plus seule. Sauf que debout, comme ça, j'avais la cruelle impression de l'être. Et pourtant, j'arrivais à me calmer. Je me calmais en pensant à d'autres choses. A noah, principalement. C'était le plus facile, puisque je le savais derrière moi. Mais en fait .. Penser à lui ne me calmais pas, non. Ça m'énervait. Je repensais à ce qu'il m'avait dit, je repensais au fait qu'il m'en voulait d'être morte, et ça me mettait en rogne. Et cette vision de l'enfer qui était mienne, qui me faisait trembler et pleurer, s'amassait devant moi en m'effrayant toujours plus. A vrai dire, je commençais à être plus énervée que apeurée. Jusqu'à ce que je ne sois à nouveau tuée. Ce démon, qui m'avait volé ma vie humaine me tuait, encore, et encore. Je voyais plus que je ne sentais son sabre s'enfoncer dans mon ventre, et je restais là, la bouche ouverte, pleurant à nouveau de plus belle, et tremblant plus que jamais. Prise d'une soudaine envie d de vomir qui submergea l'envie de me plier en deux, je finis par comprendre. Mes illusions - parce que c'était bien les miennes, j'en étais la créatrice instable - n'étaient que visuelles, et j'avais bien - uc

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